Mercredi 14 mai 2008


Le 7 avril 1858 avait lieu le miracle du cierge. Bernadette était venue en hâte à la Grotte. Beaucoup en la voyant avaient comme pressenti cette rencontre à laquelle elle courait. Et ils étaient nombreux à l’attendre déjà, et aussi à trouver comme ils le faisaient à chacune des venues de Bernadette, les gestes, le silence et les mots pour accompagner son chemin. Oui, son chemin intérieur aussi.

Et il y avait eu aussi le docteur Dozous, soucieux de science et de vérification, qui avait été tout espanté, étonné, bouleversé. Contre toutes les lois de son art, il avait vu. Vu Bernadette un cierge dans les mains, qui au fil de l’extase aurait dû la brûler, mais qui ne la brûla pas. Il songea au passage de Dieu. Et c’en était bien le signe. Le signe que le passage de Dieu est brûlure, mais qui ne brûle pas comme le ferait simplement le feu. Il est brûlure intérieure, dont parlent les mystiques, rencontre qui travaille l’homme et l’apaise. Qui éveille aussi à la recherche, au chemin. Comme un jour les deux disciples qui marchaient, au lendemain de la résurrection de Jésus, sur le chemin qui mène de Jérusalem à Emmaüs. Ils étaient dans le sombre, de tristesse, de déception aussi, tous sentiments mêlés qui se heurtaient en eux dans un son mat et sourd. Leur coeur était immensément lourd, comme leur marche. Et l’inconnu du chemin avait réveillé l’aurore en eux, de ses paroles, de son pas accordé amicalement au leur. Il leur parlait des Ecritures. Et leur coeur s’éveillait. Parvenus au village où ils allaient, ils le pressèrent de rester avec eux. Et il entra. Pas d’auberge, comme on le dit ou pense si souvent, même pas l’évocation d’une maison. Il entra avec eux. Et eux vécurent là l’aurore qui en eux n’aurait plus de fin, quand il leur partagea le pain en l’ayant pris de ses mains, béni, rompu… Le geste de Dieu !

Lui avait disparu de devant eux, mais eux le savaient désormais étrangement présent et se remirent en route, eux qui étaient rentrés à cause du soir et de la nuit, ressortaient. Ils étaient passés de l’obscurité à la lumière et repartaient vers Jérusalem, d’où ils… repartiraient, désormais disciples au coeur bouleversé. Leur parole se frayait en mots très humains un chemin, pour approcher et dire ce mystère pressenti de si près : ‘Notre coeur n’était-il pas tout brûlant au-dedans de nous quand il nous parlait en chemin et expliquait pour nous les Ecritures’ (Luc chapitre 24).

C’est probablement cela que vécut Bernadette devant la Grotte le 7 avril… mercredi de Pâques 1858.

On repense à Moïse qui un jour, près du buisson ardent (Exode chapitre 3) pressentit un semblable mystère : la présence de Dieu qui se révèle en mots très proches de l’homme, et qui lui insufflent un surcroît étonnant de vie. ‘Je Suis’ avait dit Dieu à Moïse. Et nous vivons aussi de cette parole et de cette présence. Comme Bernadette sur son chemin.

7 avril 1858 : le miracle du cierge ! Les chrétiens aiment la lumière, signe discret de Dieu. Et le cierge pascal, comme le feu de la nuit de Pâques, sont pour eux le signe du Christ ressuscité, rencontrant notre obscurité et l’éclairant. Pour toujours.

Lire la suite | Commentaire(1)

Mercredi 7 mai 2008


Le premier pèlerinage officiel à Lourdes, celui de la paroisse de Loubajac, toute proche de Lourdes, a lieu en 1864. À peine dix ans plus tard, le premier pèlerinage étranger est organisé : le pèlerinage national belge, qui compte un peu plus d’un millier de pèlerins. Entre deux est né le Pèlerinage National, en 1873, que j’évoquais sur ce blog aujourd’hui même, et qui fait suite à celui dit « des bannières », en 1872. Il rassemble des pèlerins venant de partout : d’abord surtout de France, mais aujourd’hui de partout. Mais les pèlerinages des nations étrangères se développèrent beaucoup, et en 2003, le thème pastoral mettait au premier plan cette internationalité : « Un peuple de toutes les nations » !

Aujourd’hui, on dénombre à Lourdes des pèlerins venant de 170 pays différents. Lourdes est une terre pour tous. La source qui coule au creux du rocher de Massabielle, apaise des soifs multiples. C’est l’humanité qui se retrouve là, dans la cité mariale, dans une égale confiance, dans un égal bonheur. Si près de la source !… Et les paroles de Marie à Bernadette peuvent être entendues et comprises par tous.  

Lire la suite | Commentaire(0)

Mercredi 7 mai 2008


À Lourdes, le pèlerinage de l’Ordre de Malte vient de rassembler du 2 au 7 mai, 7000 pèlerins, parmi lesquels plus de 1500 pèlerins malades. De nombreux hospitaliers aussi, reconnaissables à leur grande cape noire, marquée de la croix de Malte. Ce pèlerinage portait la mission de l’Église parmi les nations, et comptait cette année 42 nationalités : les couleurs de l’humanité, les couleurs de l’Evangile.  Les couleurs aussi de Lourdes, et de son message ouvert à tous.

Sur l’esplanade, une exposition rappelle à cette occasion les multiples visages et préoccupations que porte l’Église présente au milieu des nations : soucieuse des droits de l’homme, de la liberté de conscience, soucieuse de la solidarité et des valeurs de l’Évangile, soucieuse de la dignité  humaine, du respect de tout être humain. La devise de l’Ordre de Malte le dit de quelques mots : «  Protection de la foi et service des pauvres ».

Lire la suite | Commentaire(0)

Mercredi 7 mai 2008


Le Jubilé de Lourdes - cette grande année du 150ème anniversaire des Apparitions - a été voulu et pensé dans le souci de contribuer à l’annonce de l’Évangile à l’aube du troisième millénaire. C’est ainsi que les responsables des Sanctuaires de Lourdes ont identifié douze aspects de la mission de l’Église, dans lesquels Lourdes a une certaine compétence ou est pleinement impliquée. Ce sont : 

Le service des autres – Marie – Les jeunes – L’unité des chrétiens – La conversion – Les personnes malades – Les personnes handicapées – Les nations – La paix – L’eucharistie – La rencontre interreligieuse – Les personnes exclues.

Plusieurs grands pèlerinages portent ces missions, déployant ainsi, au fil de cette année jubilaire, la grande palette de la beauté de Lourdes. Le Pèlerinage National pour sa part (du 11 au 16 août) portera ce qui est la mission fondatrice : l’Eucharistie. C’est un chemin magnifique, sur lequel nous sommes engagés déjà depuis longtemps, au pas des disciples d’Emmaüs. Nous en reparlerons !

Lire la suite | Commentaire(0)

Lundi 5 mai 2008


A Lourdes, les pèlerins se succèdent, en un flot intarissable. D’appartenances multiples, de couleurs et d’origine diverses, mais centrés sur le même essentiel, la même soif. Cela me ramène à l’esprit cette phrase de Gustave Thibon, entendue il y a quelques semaines : « L’âme, à la différence du corps, se nourrit de sa faim ». Des mots qui m’ont donné à penser longuement. Ils me reviennent aujourd’hui à l’esprit. Eux aussi font leur chemin.

Lire la suite | Commentaire(0)

Mercredi 30 avril 2008


Entendu à Lourdes, et noté, car ce peut être la prière simple du pèlerin : “Que suis-je, Seigneur, sinon ce que je suis avec Toi. Tu es la Voie, la Vérité et la Vie !”

Lire la suite | Commentaire(0)

Mardi 29 avril 2008


Retour aujourd’hui sur quelques mots entendus ces derniers jours à Lourdes, le 25 avril. Monseigneur Daucourt, évêque de Nanterre, évoquait devant les jeunes du Frat l’inversion des perspectives que nous vivions durant la célébration de l’onction des malades, c’est-à-dire à la fois de la vérité et de la douceur du ciel, sur la fragilité et la faiblesse. Sur les souffrances aussi, que vivent beaucoup, et dont il parlait avec délicatesse et beaucoup de pudeur. “Ici, disait-il, à Lourdes, c’est le monde à l’envers et l’Evangile à l’endroit“.

Un résumé de l’Evangile en fait, en quelques mots. Pour donner à penser. Et aussi à vivre. Merci de la synthèse… des fois on en a besoin. MERCI !

Lire la suite | Commentaire(0)

Lundi 28 avril 2008


Je l’ai dit ici : dès l’ouverture du Frat, la fête s’est suspendue un très long instant. Le souffle s’est contenu pendant de longues secondes d’écoute très attentive, pendant la lecture du message du Pape Benoît XVI au Frat 

Une trouvaille ce message. Les 100 ans du Frat le valaient bien, mais les jeunes aussi. Une parole pour eux, rien que pour eux, au cœur de l’événement ! Mais j’ai pensé qu’il était bon qu’ici cette parole fasse contagion aussi, qu’il y en ait pour tous, que nous y goûtions aussi. Car adressée à eux en premier, elle est faite aussi pour essaimer. Alors, ce ne sont que quelques extraits, mais pour donner envie d’en lire plus, et de la relire, d’en faire son miel. Aussi je mets en évidence le lien pour que chacun puisse la trouver et la lire en entier [http://www.frat.org/IMG/pdf/message_du_pape_pour_le_frat.pdf]. De même, je mets aussi le lien général du site du Frat [http://www.frat.org/], pour que chacun puisse goûter aux couleurs, au rythme, à l’image, au bonheur de ces quelques jours. Ils appartiennent à tous, comme une fleur qui a germé et fleuri dans une terre rejoint le passant, que nous sommes aujourd’hui. Le Frat se déguste. Ou plutôt, il est comme la source : il coule en fraicheur et en jouvence. Et quiconque veut, peut y boire et s’y désaltérer en chemin. Le bonheur se partage. Le Frat aussi ! [N’hésitez pas à cliquer, juste pour le bonheur, sur le lien avec la galerie photos du Frat : http://www.flickr.com/photos/fraternel/]

Alors signé Benedictus, oui, Benoît XVI, comme l’ont bien deviné les 10000 du Frat, ces mots, parmi d’autres encore. Benoît XVI écrit, pour les jeunes et un peu pour nous : « Par sa grâce, le Christ vous rend dignes de sa confiance et il désire que vous puissiez réaliser vos rêves les plus nobles et les plus élevés d’authentique bonheur. Ce bonheur est d’abord un don de Dieu […]. Et c’est notre ‘oui’ à Dieu qui fait jaillir la source du vrai bonheur. Ce ‘oui’ libère le moi de tout ce qui l’enferme en lui-même. Il fait entrer la pauvreté de notre vie dans la richesse et la force du projet de Dieu, sans pour autant entraver notre liberté et notre responsabilité  […]. A chacun d’entre vous, le Seigneur a quelque chose de particulier à dire. N’ayez pas peur de l’écouter ! » Se laisser parler de pauvreté, et aussi de bonheur, sur fréquence de silence, et aussi de rencontres vraies. 

Lire la suite | Commentaire(0)

Dimanche 27 avril 2008


A la Grotte, ils sont des milliers, venus de partout. Et Lourdes grouille de pèlerins en cette fin d’avril. C’est impressionnant. La photo ci-dessous en témoigne, devant la Grotte, tandis que la basilique Pie X au même moment est à marée montante et même à marée haute…

foule-devant-la-grotte-260408.JPG

Alentour les sommets des montagnes sont enneigés, d’un blanc lumineux. Comme une réplique de ce que le Frat vit aujourd’hui, en ce jour de clôture. Bon pied, bon œil, tous, malgré la fatigue sûrement. Mais on ne peut s’arrêter en si bon chemin. C’est le temps de dire merci, à tant et tant qui ont œuvré deux années pleines pour réaliser ce pèlerinage à la hauteur d’audace à laquelle, comme les autres Frat,  il a été porté. Et, dit l’animateur au micro, nous avons aussi un autre mot – grec ! – pour dire Merci : ‘Eucharistie’. C’est ainsi que l’Eglise porte son merci, son action de grâce, en se laissant devancer par son Seigneur, et en refaisant les gestes du pain et du vin, en se laissant précéder par sa Parole.

Scénario alors connu et chaque fois unique : ces chants qui ‘pulsent’, puis le silence total, pour l’écoute. Et je pense une fois encore : qui donc pourrait m’expliquer – personne, j’espère ! – cette alchimie qui fait que 10000 jeunes peuvent au quart de tour s’engouffrer dans les chants et leurs rythmes, battre des mains et éventuellement siffler (plutôt de sympathie !) et s’arrêter l’instant d’après pour écouter. Ecouter le silence, ou la parole. Entrer en empathie immédiate, et réagir aussitôt quand ce qui est dit en appelle au sens du don, de la vie, du rejet explicite de contre-valeurs. Le Frat c’est cela aussi, beaucoup, comme une marque très forte, une marque propre.

frat-pie-x-260408.jpg pie-x-frat-260408.jpg  frat-260408-pie-x.jpg    temoignage-lumineux-260408.jpg

L’heure est à l’envoi. Et l’homélie du Cardinal Vingt-Trois, revenu de Rome quelques heures spécialement pour ce moment important, part comme une méditation très forte et vive. La voix est assurée, et le Cardinal Vingt-Trois marche de part en part du podium, pour se tourner vers tous. Oui, le chemin du bonheur : pas n’importe lequel ! Et il énumère les tristesses des jours, et éventuellement les soirées arrosées et sans bonheur. Chacun retient son souffle. Ses paroles sont justes. Il va à l’essentiel. Pour dire aussi le bonheur de ceux qui accompagnent ces milliers de jeunes. Applaudissements nourris. Ceux qui prendront leur suite sont parmi vous. Ovation. Ouvrez vos cœur à l’amour, scande-t-il alors avec vigueur. Et il évoque toutes les vocations chrétiennes, qui portent l’humanité à hauteur d’évangile, et redit avec force comme un leit-motiv approuvé par des applaudissements à chaque reprise : ‘Oui, ouvrez votre cœur à l’amour !’

  cardinal-vingt-trois-mgr-dubost-frat-260408.jpg pthierry-faure-et-a-deneck-260408.jpg cal-vingt-trois-p-zambelli-mgr-dubost-260408.jpg

Au terme de cette eucharistie très forte et dans laquelle, touché au cœur, chacun a pu ressentir le passage de Dieu, le cardinal remercie le P. Thierry Faure, en fin de mandat après trois Frat (c’est-à-dire 6 ans) de ce tonus remarquable. Augustin Deneck lui succède. Les deux sont présents. La passation est simple. L’un et l’autre ne sont que serviteurs. De l’essentiel ! Comme tous ceux qui ont veillé au bonheur de tous, et à la marche dynamique de ces quelques jours d’exception, dans un rythme parfaitement huilé. Et pour eux tous : chapeau !

 briefing-temoins-p-jm-petitclerc-260408.jpg briefing-temoins-frat-260408.jpg p-thierry-faure-rene-poujol-mgr-dubost-frat-260408.jpg 

 Il n’y a qu’un mot ici aussi, sur ce blog dédié à Lourdes, pour poursuivre le chemin avec autant de beauté, c’est celui que scandent alors à tue-tête les 10000 jeunes présents : ‘Merci !’ La liste de ces mercis serait longue. Ce seul mot les rassemble tous. 

[écrit hier 26 avril 08 – mis en ligne ce 27 avril]

P.S. : La sainteté, chemin de bonheur ! Justement Bernadette (cette statue, à quelques mètres de Pie X) : à quelque chose près, elle avait leur âge. La sainteté est jeune, toujours ! A suivre.

ste-bernadette.jpg

Lire la suite | Commentaire(0)

Samedi 26 avril 2008


La ola a repis dans le lointain. Comme c’est bon cette atmosphère de soirs d’été, dans lesquels le bonheur est tangible.

 rue-des-pelerins.jpg  carrefours-250408.jpg  chants-au-carrefour-250408.jpg

La journée a encore été dense. Dès l’aurore, des groupes en cheminement alerte, dans le clame et la fraîcheur du matin, poursuivent la découverte. C’est l’heure de la joie calme. Puis des carrefours. Car la ola, le jumbe et les chants marquent les temps forts ou de transition, mais il y a aussi les autres. Dans les ‘carrefours’, carnet en main, on fait le point. On répond à trois ou quatre questions précises, sur les signes d’évangile ou de sainteté observables dans la vie de chaque jour, ses difficultés, ses défis, ses richesses. On sent que par petits groupes, le temps est au partage et à la parole en profondeur, échangée sur le thème, sans faux-fuyant.

fraternel-2008.jpg  celbration-onction-250408.jpg  batteur-a-lecran-250408.jpg

Et tous à bord ! dans le grand vaisseau qu’est la basilique saint Pie X, en coque de béton. Lumières de couleurs, poursuite lumineuse qui accompagne les principaux acteurs. Après les animateurs musicaux et les chants en cadence, avec toujours cette atmosphère de stade de France aux jours de finales, ce sont deux évêques qui viennent. Torches de lumière, chants, et cette irrepressible joie qui scande toute démarche, d’applaudissements et plus si affinité. Manifestement, cette joie ne dépayse pas les évêques de Nanterre, d’Evry, qui entendent bien vibrer dans ce mouvement, le coeur d’une jeunesse qui n’est pas en reste sur la vie… et sur l’Evangile au présent. Onction des malades !

onction-des-malades-250408-2.jpg mgr-daucourt-250408.jpg

Deux jeunes posent d’abord plusieurs questions épineuses à Mgr Daucourt, évêque de Nanterre, qui a comme les autres le micro de scène en oreillette et proche du visage. Et il répond sans faux-fuyant non plus aux questions, disant là où la réponse est modeste et humble, quand on parle de la souffrance, mais aussi comment la parole de Jésus et plus encore sa personne, tracent un chemin.

Laurent, tétraplégique après un accident, balance des paroles fortes à une assemblée de 10000 jeunes qui scandent son prénom en reconnaissance. Le propos ne peut pas être plus grave, mais l’écoute est forte. Elle dialogue avec lui. Il dit comment la voiture a basculé et sa vie aussi. Et comment il a fallu tout réapprendre. Et comment en rencontrant les gens aujourd’hui, il en voit qui sont handicapés aussi du bonheur. Ils passent, mais vont droit devant… Lui se dit même épicurien : le chant de l’oiseau, un paysage, un visage… La parole est ferme. Sans détour. Et il a reçu l’onction des malades. Cela lui a fait un choc. Il pensait comme jadis, que c’est le signal du départ pour ailleurs. Mais il a ressenti une paix très vive et douce, et qui dure…

 onction-des-malades-imposition-des-mains-250408.jpg  mgr-daucourt-2-250408.jpg

D’autres sont venus au micro, l’un ou l’autre doucement soutenu par des bras amis. La parole bute un peu : ’Nous aussi on peut recevoir cette onction, qui est la force de Dieu. Et elle peut nous rendre la force…’ Une hésitation. Puis une parole dite avec détermination : ‘Le Frat en est la preuve !’ - ‘Fraternel, enfant de la lumière… heureux de vivre en frères…’ La musique est repartie, pendant que les paroles entendues demeurent.

Des prénoms passent à l’écran. Très vite ils sont scandés ou accompagnés, avec tendresse. 13, 14 jeunes s’avancent pour recevoir ce sacrement. Les évêques leur imposent les mains : ‘j’ai senti que la force de Dieu venait sur moi, me touchait, avec humilité’, disait une jeune fille au regard tendre, dans quelques minutes de vidéo. Elle disait comment elle avait reçu ce sacrement quand elle a senti qu’elle avait besoin d’une autre force que la sienne, qui était insuffisante. Puis l’onction sur les mains : ‘C’est bien ce contact du corps… Et les mains, c’est la force, on s’en sert tous jours…’ poursuit-elle. Chants, bonheur. On sent l’écho intérieur en tous.

briefing-des-temoins-250408.jpg

Briefing des témoins. 40 ou 50 personnes qui l’après-midi diront devant des groupes d’importance diverse, comment la sainteté est doucement à hauteur d’homme, pas dans le ciel inatteignable. Ou bien alors, les pieds sur terre et la tête seulement dans le ciel… Carrefours encore, pour que la parole atteigne chacun et que chacun puisse exprimer ce qui se passe pour lui, pour elle, que la parole fasse son chemin.

‘Fraternel ! Heureux de vivre en frères, enfants de la lumière…’ Les rues sont un flot de musique, de couleurs, de bonheur. Mais il est déjà 20h. A nouveau tous à bord ! Décibels assurés. Ola et autres applaudissements en rythme. Et un groupe de lycéens de Clermont-Ferrand réinvente François d’Assise, version comédie musicale… ça décoiffe. 23h00 ! Il reste de l’énergie, je l’ai dit… A suivre donc !

Lire la suite | Commentaires(2)