Nomades en vue

Le pèlerin est nomade. C’est un homme de la transhumance. Je l’évoquais ici il y a quelques jours, j’ai consacré un petit livre à ce thème qui me poursuit - ou l’inverse : que je poursuis ? Je ne sais. - Et ce petit livre porte ce titre : Nomades. Le petit livre du marcheur et du pèlerin. J’ai longtemps pensé à un autre titre, qui aurait parlé des “transhumants de Dieu”. Mais des amis ont pensé que c’était trop recherché, ou… trop bovin. Pour moi, ce terme est pourtant très beau : il parle d’humus, de sol, de terre, et précisément de changement de terre ou de traversée de terre. Et le pèlerin est précisément cela, sur la terre de Dieu !

Proche de l’humus, l’humilité, et c’est bien ce que vit ou retrouve d’emblée le pèlerin, cette humilité du marcheur qui devient frère de quiconque sur le chemin. Si proche du rêve de Dieu.

Ce livre sort dans quelques jours. L’encre des premiers exemplaires doit être en train de commencer à sécher tout juste avant l’envoi. Et cela coïncide avec le P.M.I. que j’évoquais hier et évoquerai encore dans les prochains jours. Justement, des hommes… de guerre, qui ne parlent et ne rêvent que de paix, et le fêtent, le chantent. En font une prière d’une beauté étonnante, aux accents de leurs musiques, et aux pas de leurs défilés. Etonnant non ? de prier Dieu ainsi. Avec les moyens du bord… et du coeur. C’est immense. C’est infiniment beau et bon.

A demain pour reparler de tout cela. Pour rêver de marche : marche militaire, marche de paix. A Lourdes !

20/05/2008

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