Temps à la pluie mais pèlerins nombreux
Dimanche, mai 25th, 2008![]()
Quelques canards se laissent dériver sur les eaux abondantes du Gave, puis s’envolent, dans la grisaille et une pluie généreuse. Car si la météo était normalement prometteuse pour aujourd’hui, c’est en fait la pluie qui l’a - bel et bien - emporté. Pas de quoi arrêter cependant les pèlerins, mais il fallait un peu de courage.
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C’est donc sous un ciel gris et qui devait tendre à l’embellie, que ce matin les délégations des armées des multiples pays présents, sont arrivés, au même pas cadencé, porté par les musiques militaires. Un geste précis du chef à l’entrée des Sanctuaires fait alors arrêter net, même au milieu d’une phrase musicale, la fanfare, et la caisse claire seulement marque alors le pas, toujours rythmé, ralentissant ou reprenant son rythme, selon la foule… qui afflue aussi.
Des personnalités sont venues, nombreuses : évêques de nombreux pays, ministres, présidente d’Irlande, Ministre de la défense française. Des prêtres nombreux aussi, présents avec le PMI comme sur le terrain au fil de l’année, et plusieurs évêques aux armées de différents pays aussi, d’Europe et d’ailleurs. Une longue file d’aubes et chasubles blanches. Presque tous ont un parapluie. Astucieux finalement. Quelques uns n’en ont pas, comme moi qui peut témoinger sur ce blog de la générosité de la pluie !
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Lectures en différentes langues. Et prédication du Cardinal Schönborn, qui préside cette messe. Il commence en français et annonce une prise de parole en quatre langues, pour dire simplement quelques idées fortes. Ainsi ce souvenir par lequel il commence : en 1968, alors jeune dominicain au studium du Saulchoir (entre Evry et Corbeil, en région parisienne), un vieux dominicain avait souhaité faire un tour de parc avec lui, et avait fondu en larme, de marcher ainsi au côté d’un autrichien. Son grand père avait fait la guère de 1870, son père celle de 1914-1948, et lui avait connu une longue captivité en 40. Et si peu de temps après, il marchait à côté pour lui, d’un frère.
Le cardinal rappelle alors, en anglais puis en italien, puis en allemand, sa propre langue, que le métier de soldat consiste à défendre : défendre les tout petits, et la vie quand elle est danger, et les plus faibles. Marie est sur ce chemin première de cordée, qui invite aussi à la confiance. A compter sur elle. A compter sur Dieu seul. Tout est dit. La chorale et l’orchestre autrichiens qui restent stoïques sous la pluie battante, entonnent un credo magistral.
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On verra ensuite les drapeaux des différents pays venir rejoindre l’autel, en un seul bouquet. Les symboles sont forts, au moment où l’on offre le pain et le vin, et la vie des hommes. C’est le mystère de la foi. De l’eucharistie qui se poursuit. Dieu à la rencontre des hommes et avec eux d’un même pays, dans la vie entièrement donnée.
Sous la pluie encore, qui n’a fait mine de partir que durant les quelques minutes de l’offrande - tant mieux déjà ! - ceux qui ont reçu le baptême et la confirmation durant la veillée d’hier soir à Pie X, s’approchent pour participer pour la première fois au partage du corps et du sang du Christ, en faisant leur ‘première communion’, comme un jour Bernadette. Puis ce sera la bénéduiction finale et l’envoi. Le P. Jean-Louis Théron, remercie chaleureusement tous ceux qui - éventuellement par leur travail de toute une année, mais aussi en venant de partout - ont fait de ces quelques jours des journées de la paix, de la paix de Dieu. Et il ‘tire sa révérence’, sans manières. Il a accompli son mandat et partira désormais en Afrique. Pour travailler avec des jeunes.
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Oui, la Dépêche du midi fait bien de titrer aujourd’hui (avec photos mais sans texte !) : Soldats pour la paix !

