Naissance du Baptiste
Au solstice d’été, on fête la naissance de Jean le Baptiste. Au solstice d’hiver, la naissance du Christ. Le premier naît au sommet de la lumière, le second quand la nuit est la plus longue. Il trace le chemin de sortie, décisive, vers la lumière.
Moulin de Boly, puis Cachot… Dans le premier naît Bernadette au son des roues de moulin et dans la joie du travail rude mais beau des neuniers. Dans le second, la roue s’est tue, elle ne broie que noir et misère, que les Soubirous confient à Dieu, dans une prière fervente qui est comme la trouée de la nuit. Pourtant le noir refuse de se dissiper, comme un mauvais brouillard d’hiver, tenace et accroché.
Quand Bernadette naît, qui penserait au chemin qu’elle fera, lumineux et tellement simple, à travers tout cela puis au-delà. Cela fut-il si différent pour le Baptiste ? Quand la vie surgit, qui dirait ? Il faut donc ouvrir les yeux pour saisir les signes discrets de la naissance de Dieu… Aujourd’hui encore. Sûrement.
25/06/2008

