Archive pour le novembre, 2008

Une goutte suffit

Dimanche, novembre 30th, 2008

A l’approche de la clôture de l’année du jubilé à Lourdes, réviser ses classiques. Regard sur la source et l’espérance immense placée en elle par des milliers de pèlerins. Et ces mots que je relisais aujourd’hui :

Tandis qu’elle était désormais à Nevers, on interrogeait Bernadette sur la quantité d’eau de cette source à donner à une personne malade : « Une goutte suffit. Seule la foi est importante ». Retour à l’essentiel.

En attendant

Samedi, novembre 29th, 2008

En attendant, se préparer le coeur… Et tout est à la nouveauté. La nouveauté de Dieu. Aujourd’hui en effet marque la fin de l’année liturgique, c’est-à-dire ce temps que l’Eglise déploie pour que chacun y marche, déployant l’espace de la foi, la nourrissant aux saisons de Dieu et à sa Parole. Déploiement infini du mystère, qui s’achève, au terme de l’année liturgique, par la magnifique vision qui clôt l’Apocalypse : Dieu y laisse entendre l’imminence de sa venue. Et chacun s’y apprête le coeur.

Attendre le 8 décembre et cette fête qui clôt le jubilé, sur les chemins de Lourdes. Oui… Et attendre au plus profond, la venue de Dieu, qui bouleverse chaque être, chaque vie. Comme une sève qui travaille le monde malgré les apparences d’hiver. Espérance…

Préparation

Samedi, novembre 22nd, 2008

La fête du 8 décembre approche, et avec elle la clotûre de l’année jubilaire. On ne sait pas vraiment ce que signifie clore une année jubilaire, comme porté par une vague on imagine peu ce que signifierait se poser sur le sable : la fin d’une histoire ? Non, on ne peut se poser ainsi sur le temps ordinaire quand on a navigué dans le souffle des vents porteurs d’une année de jubilé.  Alors à suivre ! Et si vous en pensez quelque chose, dites-le peut-être ici, en commentaires ?

Oui jubilé… depuis les temps les plus anciens, la marque dans la vie et l’histoire des hommes, du poinçon de Dieu !

Et toujours le chemin jubilaire…

Samedi, novembre 15th, 2008

L’automne ni la pluie ne retiennent le pèlerin de venir reprendre le chemin qui mène sur les pas de Bernadette, à travers la ville où il est venu se ressourcer aux eaux vives, sur le « chemin jubilaire ».

L’église paroissiale où Bernadette fut baptisée

Oui, c’est là que commence le chemin, au lieu où elle vint souvent, très souvent, aux sources de sa foi, aux sources aussi du baptême qu’elle reçut tandis qu’elle avait tout juste deux jours, oui le baptême, ce complément infini de la naissance et de la vie que lui avaient données François Soubirous et Louise Castérot, ses parents, dans un immense amour. Et cet amour l’accompagna toujours, car jamais ils ne le perdirent, surtout au jour où pour eux tout partit en bourrasque.

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Chacun refait ici le signe de la croix du Christ, dont il se laisse marquer, comme au jour du baptême. L’ont-ils tous reçu le baptême, ceux qui viennent ici se « signer » ainsi ? Peut-être non. Peut-être est-ce un début du chemin. Revenir là, sur le lieu de la fontaine baptismale, c’est toujours un début du chemin, un [re]commencement…

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Au cachot, où Bernadette vécut avec sa famille, au temps du malheur total…

…et pourtant chaque jour le cousin, propriétaire des lieux et qui vivait au-dessus, entendait la famille Soubirous prier. Et pourtant aussi, François Soubirous était honnête, même si comme il arrive aux pauvres on l’accusa de vol et le jeta en prison, jusqu’à mieux instruire l’affaire, et pour « faire une leçon ». En prison et la réputation salie… pour rien, absolument rien, car François Soubirous avait l’honnêteté et la dignité des pauvres.

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Ici au pèlerin s’impose le silence, car en un tel lieu il n’est aucune parole. Seule celle qui remonte en cet instant au cœur, celle dans laquelle Jésus annonce le bonheur que lui seul peut donner au moment où tout se tait, au moment de l’obscurité quand elle s’impose parfois lourdement, et que pourtant Dieu veille. Les « Béatitudes » de Jésus ici prennent une force étonnante, un écho profond dans le cœur, comme une eau infiniment limpide au pays de la sécheresse totale…

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Le chemin de la grotte…

… le chemin de la grotte, lumineux… par tous les temps, car Bernadette y vivait une rencontre étonnante, qui bouleversa pour toujours sa vie… et aussi la nôtre. Chacun en reprend le chemin en pèlerin, c’est-à-dire dans une humilité absolue, étonné et espérant y faire une semblable rencontre. Et les témoins, nombreux, affirment qu’il peut en être ainsi pour tous.

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L’Hospice

Oui, enfin l’Hospice, où Bernadette fit sa ‘première communion’ le 3 juin 1858. Où elle vécut aussi plusieurs années, six années, car sa joie la plus profonde était de servir les pauvres. C’est ainsi. Et disant cela on n’enjolive rien. Bernadette aimait servir et servir vraiment, et sans attendre de merci, juste parce que ce geste était le plus proche de ceux du Christ et que dans ces gestes et ce don elle trouvait sa joie.

Elle entra de fait dans la congrégation des Soeurs de Nevers, qui tenaient alors l’Hospice et qui y sont toujours présentes. L’année 2009 à Lourdes invite d’ailleurs à prendre ce chemin aussi, d’après Lourdes, pour Bernadette, le chemin total de sa vie.

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Ici le pèlerin vénère l’autel, signe de rapprochement intérieur pour lui, du mystère du Christ. Signe aussi du désir qu’il aimerait porter lui aussi du service et du don total.

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Il ressort alors, marqué du signe de son passage. Signe extérieur du chemin… intérieur qu’il a vécu au plus profond, et qui se poursuivra en lui et dans sa vie, désormais marquée mystèrieusement… pour toujours, de ce passage.

Cantores : à fleur de ciel !

Jeudi, novembre 13th, 2008

Au coeur de l’automne, il est des airs de printemps qu’il ne faut pas manquer. Cela est vrai de la météo, au moment de l’été de la saint Martin, quand il se laisse percevoir, comme de la vie intérieure et de l’espace spirituel en nous. Guetter les signes de printemps, ne pas manquer les bourgeons… Car les bourgeons de Dieu se laissent percevoir ou toucher parfois malgré les jours de gel ou d’obscurité…

Ainsi des petits chanteurs, rassemblés à Lourdes en congrès, je l’évoquais, au mois d’octobre. La Grotte alors, les espaces de Lourdes, la basilique sainte Bernadette ont résonné de chants d’une pureté totale, presque aériens, célestes. Voici quelques images et sons, photos ou vidéos, de ces moments privilégiés. Pour qu’ils soient pour vous aussi un moment de bonheur ou de respiration, qu’ils vous donnent de ce petit air de printemps que l’on trouve aussi à Lourdes… même en automne ! Bonne écoute !

A la grotte…

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http://mesvideos.croire.com/video/iLyROoafYROU.html                           
http://mesvideos.croire.com/video/iLyROoafYRoz.html                       

Ou en la basilique sainte Bernadette, lors de la messe de clôture de leur Congrès…

 

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entendez le chant du Psaume ou le chant de méditation,
l’acclamation de l’Evangile, ou la prière universelle chantée,
le magnifique Sanctus, le Notre Père, ou l’Agnus Dei
comme autant de grands moments, qui peuvent se revivre
comme en une première fois
à l’écoute…

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 http://mesvideos.croire.com/video/iLyROoafYRoh.html               
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 http://mesvideos.croire.com/video/iLyROoafYRaB.html                

Crépuscule à Lourdes

Mardi, novembre 11th, 2008

La nuit tombe sur Lourdes. Un peu plus tôt qu’en été bien-sûr. J’aime les couleurs que prend le ciel quand tombe la nuit, lentement. La Vierge couronnée veille au coeur de l’esplanade, et marque le repère des pas des uns et des autres, qui savent ne continuer le chemin ici que sous sa veille maternelle et si bonne. Chacun alors dépose fleurs ou soucis, intentions multiples… et poursuit. C’est aussi cela le mystère de Lourdes, le mystère du lieu et des pas des pèlerins.

Le ravinement de l’eau a creusé sur le visage de Marie, telle qu’on peut l’entrevoir ou la contempler sur cette statue, des sillons d’ombre que l’on aimerait absents. Comme des accents de tristesse qui passent par le visage ou le coeur du pèlerin… qui repart pourtant toujours autre, intérieurement guéri.

Oui, je prie Marie pour vous, et vous invite peut-être à travers cette photo, ce regard, à faire de même.

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Lourdes l’automne

Mardi, novembre 4th, 2008

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L’année jubilaire avance. Et depuis quelques jours, l’automne est arrivé et modifie les contours, les couleurs. Mais le pèlerin poursuit son chemin. Lourdes ne désemplit pas ou à peine. Après les gardians, c’étaient les petits chanteurs et tant d’autres, pèlerinages ou colloques. Et comme chaque année, les évêques sont présents, pour leur rencontre annuelle en ce lieu.

J’ai pensé qu’il était bon de revenir nous aussi en ce lieu, avant que ne se termine l’année jubilaire. Prendre le bâton de pèlerin et revenir ici… en images et par le coeur. Les sommets s’enneigent doucement, et le soleil joue à cache-cache avec la pluie. mais le pèlerin poursuit son chemin…

Soleil et pluie semblent jouer à cache-cache, et le pèlerin poursuit sa route…
Et tandis que les vents et la pluie amènent peu à peu la neige sur les sommets voisins, de plus en plus bas…
sur ces Pyrénées de Bernadette, qui sont aussi un peu les nôtres…

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Le château fort semble dans la brume s’enrhumer…

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tout en veillant sans trêve sur la ville…

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Les arbres se parent de couleurs, les Sanctuaires  s’éclairent autrement.

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Et le pèlerin s’écarquille les yeux, tout en fronçant parfois le sourcil sous la pluie quand elle l’aborde… frontalement.

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Mais pas si frontalement que le mystère…

Un livre magnifique

Samedi, novembre 1st, 2008

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Oui, voici un autre livre magnifique sur Bernadette : Bernadette et nous. Entre Lourdes et Nevers (Lethielleux / DDB, août 2008). Mgr Francis Deniau signe ce livre, en excellent connaisseur de Bernadette. Evêque de Nevers, il s’est pris d’amitié pour elle, et a manifestement travaillé les sources longuement, avec compétence, discernement, et avec coeur. « Je connaissais peu Bernadette avant d’arriver à Nevers », écrit-il. Mais il l’a découverte, et affirme sans ambages : « Elle me touche par sa simplicité, sa fermeté, sa liberté, et j’ai envie de parler d’elle ». Il le fait magnifiquement, en un livre très informé, qui donne souvent la parole à Bernadette et à celles et ceux qui l’ont connue de près.

Il ajoute à la richesse de cette présentation ce zeste précieux d’un regard de théologien et de pasteur, soucieux de ce que le lecteur peut percevoir, de ce qui peut le rebuter parfois, de ses questions aujourd’hui. Ainsi il sait prendre de la distance par rapport à certaines pratiques ou un certain langage très 19ème siècle, disant parfois comment il est lui même choqué de telle ou telle parole, de telle ou telle pratique de la vie religieuse d’alors. Le lecteur est alors averti et peut suivre, sans crainte. Son discernement est ouvert et plus libre encore. Mais l’auteur revient ensuite à l’essentiel, sous-jacent et qu’il ne faudrait pas manquer. Et il indique en fait, à quelle profondeur se trouve la pépite. Ce livre en est rempli. C’est un bonheur de lecture, dont on ne ressort pas spirituellement indemne. On a suivi Bernadette si loin, que l’on aimerait un peu lui ressembler. Qu’à cela ne tienne, peut-être ! Lorsque l’on referme le livre, on peut continuer le voyage intérieur. Et c’est ce que je souhaite à chacun. Bonne lecture !