7 décembre – Premiers échos

Sortie du jubilé au pas pèlerin

J’ai aimé parler ici même de la clôture du jubilé. Mgr Perrier préfère de beaucoup à ce mot, celui de sortie du jubilé. Une façon de dire que le jubilé ne s’arrête pas, mais que l’on poursuit le chemin.

Et de fait, cet après-midi, tandis que Lourdes, comme d’autres lieux, est gratifié d’un ciel bleu et d’une température presque printanière, les pèlerins étaient invités à rejoindre l’église sainte Bernadette pour partir… Juste un mot de Mgr Perrier et tous quittent déjà ce lieu, pour le ‘podium de la prairie’ qui fait face à la grotte. Oui, nous repartons de ce lieu, de la grotte, que nous contemplons avant d’aller, de partir…

Le pas est alerte et le rythme, pèlerin et vif. Chacun semble ainsi prêt à la marche vers les ailleurs d’où nous venons et dont Lourdes entend bien ne pas nous distraire, mais que nous y repartions… autrement, que nous y repartions… autres.

Marie partit en hâte…

Une foule certes pas aussi nombreuse qu’à l’ouverture du jubilé, mais pourtant assez impressionnante se met ainsi en marche. Impressionnante, car des groupes partiront ainsi comme en noria tous les quarts d’heure environ, au fil de l’après-midi.

On s’arrête à la Porte St Michel [en haut de l'esplanade], symboliquement fermée. Une icône ou plus exactement, la reproduction immense d’une mosaïque représentant la Visitation fait face en cet instant au pèlerin : « En ce jour-là, Marie partit en hâte ». J’entends ce mot : « en hâte »… Oui, il est temps de partir. Marie part en hâte quand elle porte en elle la présence du Christ. Elle part à la rencontre de sa cousine, elle-même enceinte de Jean-Baptiste et dans leur rencontre, l’enfant tressaille. Le pèlerin lui aussi part, sur un tressaillement intérieur, fût-il discret, mais réel. Son lieu est la rencontre.

Pèlerins pour la marche, la rencontre

La grand-porte St Michel s’ouvre, et toujours le pied alerte, la foule prend le chemin qui remonte vers la ville. Arrêt près du presbytère où Bernadette rencontra l’abbé Peyramale, curé de Lourdes au temps des apparitions. Et à deux pas, l’église paroissiale, dont nous étions partis il y a un an. Là, devant l’église où nous étions rentrés pour y venir aux fonts baptismaux où Bernadette fut baptisée, rappel de notre propre baptême, la présence eucharistique a été placée, pour demeurer au coeur de la marche du pèlerin désormais. Non pas ici un gand ostensoire doré et immense, comme souvent dans les processions, mais une immense coupe. Elle contient ce pain de Dieu, présence du Christ, nourriture pour la route du pèlerin. Chacun a reçu en entrant dans ce lieu une bougie. Il ne reste plus alors qu’à partir et porter la lumière. Oui, remis en chemin avec cette responsabilité.

Pèlerins pour la marche, la rencontre… et pour le partage de l’essentiel.

Je reviendrai en photos et commentaires sur cette marche importante… l’exode pèlerin !

 

07/12/2008

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